En vrac manageurial™

Un peu marre de Twitter, de ses querelles éphémères, de la négativité ambiante et du bruit blanc que ça génère depuis quelques mois, j’ai pris la décision de faire reprendre du service à mon agrégateur RSS afin de diversifier mes sources d’information quotidiennes.

La claque! Plein de contenus intéressants me passaient sous le nez depuis des années, noyés sous la horde de photos de bouffe, d’indignations ponctuelles, de spectaculaire facile, de jugements à l’emporte pièce, de gifs pas toujours rigolos du réseau soucieux bleu. Vous twittez bien, certes. Mais vous twittez TROP.

D’ailleurs j’ai complètement abandonné l’idée de partager mes lectures et réflexions personnelles insignifiantes là-bas. Ajouter du bruit au bruit ? Ne fais pas à autrui, tout ça tout ça.

J’en profite du coup pour ressusciter ce blog et vais essayer de m’astreindre à publier dessus un peu plus régulièrement, et notamment de partager quelques entrées de ma veille personnelle que j’ai humblement jugé intéressantes, comme je le pratiquais il y a… bordel, dix ans déjà.

Le créosote, ce manager performant qui détruit votre entreprise

Evidemment le cas idéal est un manager performant qui correspond à la culture. L’autre cas facile est celui qui n’est ni performant, ni en phase avec la culture. Celui qui est en phase mais pas performant peut être formé et encouragé.

Celui qui, en revanche, est performant mais pas en phase, pose un vrai dilemme.

Le créosote, ce manager performant qui détruit votre entreprise

(via mathieu)

Pour tout vous dire, j’ai jamais été à l’aise avec la notion même de management, mot derrière lequel se confondent en fonction de l’interlocuteur et de ses valeurs la gestion productiviste de matériel humain et l’accompagnement à l’organisation, la collaboration, la documentation et à la communication (qu’on appelle aussi parfois facilitation, j’aime bien).

À ce titre, le créosote ne facilite vraisemblablement la tâche à personne.

Pourquoi souvent personne ne veut mettre son organisation en mouvement ?

Pablo nous gratifie d’une série de trois billets sur les racines des freins au changement.

Si vous êtes dans une boîte et que vous rencontrez des problèmes organisationnels, d’alignement ou de conduite au changement (oui je ratisse large pour le coup), c’est une lecture nourrissante.

C’est beaucoup trop dense et riche pour que j’arrive à tirer une seule citation illustrative. Bon allez juste celle-ci pour teaser sournoisement:

Ce n’était pas censé arriver.

Ce n’était pas censé arriver.

C’est ce que devaient dire les Néandertal, les Mayas, les Indiens, les traders en 1929 ou 2008, les équipes de Kodak ou Yahoo, les chaînes françaises face à Netflix, ma banque avec N26, les taxis avec Uber, mon boulanger de son nouveau voisin chinois qui fabrique du pain sans four, cette femme quand cet homme l’a quitté, ou vice verca.

Pourquoi souvent personne ne veut mettre son organisation en mouvement ?

tumbleweed